Artiste franco-américaine contemporaine en techniques mixtes
De la scène
à la révélation.
Mon parcours créatif a commencé sur scène.
Aujourd'hui, je peins.
Et la peinture est devenue une tout autre forme d'expression.
Mon histoire
Couche après couche, je suis revenue à la vie.
L'art a toujours été avec moi. J'ai grandi à Issoudun, au cœur de la France, et j'ai commencé sur scène, en jouant et en écrivant des spectacles pour enfants. J'ai appris très tôt comment une histoire, une émotion, un geste peuvent transformer une salle.
Puis sont venues des années plus silencieuses, plus difficiles. À travers un mariage difficile, j'ai cherché la guérison et le sens. J'ai appris le Reiki et je l'ai enseigné pendant de nombreuses années. Cela a fait partie de mon chemin, et cela m'a appris à écouter à l'intérieur. Quand ce mariage a pris fin, mon corps a commencé à parler pour moi : la douleur est devenue le langage de tout ce que j'avais gardé en moi. C'est là que j'ai compris à quel point je m'étais éloignée de moi-même.
Alors je suis revenue à ce qui avait toujours été là : créer. Coup de pinceau après coup de pinceau, couche après couche, je suis revenue à la vie.
En 2024 et 2025, j'ai étudié aux Beaux-Arts de Sète, en France, et j'ai commencé à fabriquer mes propres supports à partir de plastique et de papier recyclés. Réutiliser, détourner, moins gaspiller : cela a toujours fait partie de qui je suis, et aujourd'hui cela vit dans mon travail.
Après deux ans à vivre avec une valise, je peins désormais dans une maison victorienne à Chatham, en Virginie, avec mon compagnon Ken, photographe.
Chaque tableau est une invitation à aller vers soi, vers l'acceptation de soi, la tendresse et la vérité.
Si quelque chose dans mon travail vous touche, c'est peut-être parce que nous avons traversé certaines des mêmes couches.
Les couches
Mes tableaux se construisent par couches de peinture, de papier, de carton, de textures, d'objets trouvés et de mots.
Je travaille autant que possible avec des matériaux recyclés et réinventés. Pour l'instant, je peins sur toile et sur panneaux de bois, et j'apprends à créer mes propres supports à partir de matériaux recyclés. C'est un choix intentionnel. Dans un monde où l'on achète, remplace et jette sans cesse, j'aime regarder ce qui existe déjà et y trouver une autre possibilité.
Les couches sont une part importante de mon travail. Elles peuvent évoquer les émotions, les souvenirs, les expériences et les attentes que nous accumulons au fil de notre vie. Elles peuvent aussi représenter les rôles que nous jouons, les façades que nous construisons et les différentes versions de nous-mêmes que nous montrons au monde.
Certaines couches restent visibles. D'autres disparaissent sous la surface. Et parfois, ce qui émerge me surprend.
Les mots font aussi partie de mon langage visuel. J'y intègre des mots et des idées qui m'ont marquée tout au long de ma vie — sur l'amour, la présence, la vérité, les attentes, le lien et le fait d'être soi-même. Je ne les utilise pas pour dire à celui ou celle qui regarde ce qu'il faut ressentir. Je les utilise parce qu'ils font partie de ma réalité.
De la scène à la révélation
Après des années à jouer, la peinture est devenue un lieu où je n'avais plus besoin de jouer.
Je peux simplement créer.
Je peins d'abord pour moi — pour exprimer ce qui est là et découvrir quelque chose que je n'aurais peut-être pas su mettre en mots. Mais une fois qu'un tableau quitte mon atelier, il appartient à une autre expérience.
Quelqu'un peut y reconnaître quelque chose que je n'avais jamais imaginé. Quelqu'un peut se sentir relié à une couleur, un mot, une texture, ou simplement à la sensation de se tenir devant lui. Il n'y a pas forcément un seul sens.
Le tableau est l'endroit où nous nous rencontrons.
L'atelier
Ce chapitre
Mon atelier est une belle pièce dans une maison victorienne, un espace où je peux ralentir, expérimenter et laisser ma créativité se déployer. Par les fenêtres, je vois les arbres et j'observe les oiseaux. Être reliée à la nature est important pour moi. Cela m'apporte du calme et me rappelle de faire une pause pour accueillir le monde qui m'entoure.
Quand mon travail devient un peu salissant, je peux l'emporter dehors, sur le porche. C'est là que je ponce, que j'expérimente les techniques à la bombe, ou que je sors simplement au soleil quand j'ai besoin d'une pause. La chaleur du soleil m'aide à me ressourcer, à m'éclaircir l'esprit et à revenir à mon travail avec un regard neuf.
Mon espace créatif s'étend au-delà des murs de l'atelier. Il comprend le porche, les arbres, la lumière changeante et la vie qui se déroule juste derrière mes fenêtres. C'est un lieu pour créer, expérimenter, faire du désordre, changer de direction et voir ce qui vient ensuite.
Je développe aujourd'hui une nouvelle série d'œuvres plus grandes en techniques mixtes — en construisant lentement, avec intention, un tableau à la fois.
Demandes presse et CV disponibles sur demande — sandrine@sandrinedaubord.com

